mercredi 29 octobre 2008

La ségrégation, toujours une réalité aux Etats-Unis


Dans quelques jours, la plus grande puissance mondiale aura un nouveau président. Le 4 novembre prochain pourrait ainsi marquer l'Histoire mondiale avec un noir à la tête des Etats-Unis.

Barack Obama représente l'espoir d'une nation marquée par un lourd passé, d'abord l'esclavage puis la ségrégation. On pourrait croire qu'ajourd'hui, avec un candidat comme Obama, ce passé est loin derrière. Et pourtant ! Dans certains états, il existe toujours des lois autorisant la ségrégation. Voici par exemple ce que l'on peut lire dans la constitution de l'Alabama : "des établissements scolaires distincts doivent être fournis pour les enfants blancs et les enfants noirs, et aucun enfant de l'une de ces deux races n'est autorisé à aller dans un établissement réservé à l'autre".

Loin d'être un fantasme, la ségrégation est toujours une réalité dans le pays, comme le montre ce reportage diffusé en 2007 dans l'excellente émission de Canal + "L'Effet Papillon" :




Cette affaire n'est à ce jour toujours pas réglée. Cependant, pour la plupart d'entre eux, les charges ont été réduites. Bell a été assigné à résidence et mis sous surveillance électronique.
Après un tel reportage, on comprend mieux l'enjeu de cette élection. François Durpaire, auteur de L'Amérique d'Obama, expliquait lors d'un débat à la Dorothy's Gallery (qui propose actuellement une exposition sur Obama) que l'Amérique d'aujourd'hui n'est pas post-raciale, mais que Barack Obama l'est probablement.
Le 4 novembre 2008 représentera peut-être pour les générations fututres l'entrée dans une nouvelle ère, où la couleur de la peau ne sera plus facteur de haine et de division.

Evidemment, si Barack Obama est élu, il serait naïf de croire que le problème raciale sera résolu. Mais on aurait là un beau point de départ pour changer les mentalités.
Je vous propose de finir ce post par une touche musicale. Voici donc James Brown, avec son titre "Say It Loud! I'm Black And I'm Proud!" :



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