jeudi 16 octobre 2008

Pays en développement : les oubliés de la crise

Cela ne vous a pas échappé, nous sommes en crise ! Pas un jour ne passe sans que les médias n’en fassent leur une (la Matinale de Canal+ en est déjà à sa deuxième « spéciale crise » en une semaine…). On nous a d’abord parlé de la situation aux Etats-Unis, puis en Europe et enfin en Chine et au Japon.

Et les autres ? Les pays latino-américains ou africains sont-ils si insignifiants qu’ils ne méritent même pas qu’on se penche sur les conséquences que cette crise aura sur eux ? Les pays pauvres ou en développement ne sont-ils pas les plus en danger dans la situation actuelle ? Les réponses à ces questions ne sont visiblement pas la priorité des journalistes ou des personnalités politiques…




Mais ce n’est pas parce que l’on n’en parle pas que rien ne se passe ! Le 15 octobre dernier, le Premier ministre indien Manmohan Singh recevait le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et le nouveau chef de l'Etat sud-africain Kgalema Motlanthe pour la troisième conférence annuelle India-Brazil-South Africa (IBSA).
Et si ce sommet a généralement pour objet de renforcer les liens commerciaux et diplomatiques entre ces trois pays émergents, ceux-ci ont cette fois préféré dénoncer le capitalisme financier occidental. L’Afrique du Sud fustige les « décisions malvenues d'un petit nombre qui ont poussé le système financier international au bord de l'effondrement ». Le président brésilien estime quant à lui que de nombreux pays en développement sont devenus « les victimes d'une crise financière mondiale engendrée par les pays riches », sans oublier de préciser qu’en cas de « récession en Europe et aux Etats-Unis », les pays du Sud seront touchés car « nous sommes les vendeurs et ils sont les acheteurs ».

Et comme tout bon sommet international, celui-ci s’est terminé par un communiqué commun, qui ici remet en cause la suprématie des pays occidentaux, s’inquiétant « des turbulences sans précédent sur les marchés financiers internationaux qui menacent la prospérité mondiale ». C'est une « grande crise de confiance pour laquelle les responsables devront être tenus comptables », fustige le communiqué en exigeant « davantage d'éthique en économie ».



Mais s’il est une chose intéressante à retenir de ce sommet, c’est la constance du discours politique, quelque soit le pays ! Ainsi, le ministre des Finances indien Palaniappan Chidambaram en a profité pour préciser que l’économie et le système bancaire du pays – dixième puissance mondiale – sont « solides » et à l’abri de la crise financière internationale. Voici donc un point commun avec notre grand pays… la crise s’arrête à nos frontières ! C’est pas génial ça ? :-D

source : AFP

1 commentaires:

nous avons la solution a dit…

Vous souhaitez des solutions pour faire face à la crise financière internationale:

Aujourd’hui il faut comprendre et agir vite !

Faites appel à Cheminade !!!

Depuis 1995, Jacques Cheminade l'avait dit!!! Aujourd'hui Jacques Cheminade propose ses solutions!!!

Vite demandez un VRAI Nouveau Bretton Woods !!!

Nous avons fait le bon diagnostic, en regardant la réalité en face l’hiver dernier. Maintenant, soutenez avec nous ces mesures : c’est le médecin qui fait le bon diagnostic qui rédige la meilleure ordonnance.

David C.
david.cabas.over-blog.fr

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