
Sorti le 29 septembre dernier, le dernier album d’Ayo, Gravity at last, est un pur joyau. On y retrouve ce mélange de soul, de folk et de jazz, avec un soupçon de reggae et de musique africaine qui a fait le succès de son premier opus Joyful.
Porté par le titre Slow Slow (Run Run), Gravity at last – enregistré en 5 jours dans les conditions du live – permet à Ayo d’aborder des sujets plus profonds que ceux de Joyful (essentiellement porté sur les relations amoureuses). « Dans ce nouvel album je parle de ce qui me choque dans le monde, des politiques et de la corruption. Mais il y a de nouveaux sujets comme l'amour, mon père, ma mère, mon fils », nous explique la chanteuse allemande, d’origine nigérienne et tzigane roumaine.
Le titre le plus marquant de l’album est probablement « Better Days », où Ayo s’ouvre sur la relation qu’elle entretient avec sa mère : « Parfois je me demande si je ne suis pas autodestructrice comme ma mère qui était héroïnomane. Je me suis demandé si, comme c'était en elle, ce ne serait pas en moi aussi. […] Je suis furieuse parce que je me dis qu'il faut savoir profiter de la vie, mais j'ai peur. […] Je crois que j'ai pardonné à ma mère, mais je ne peux pas accepter ce qu'elle a fait. Je pense qu'on est tous très forts. On est là pour vivre. On ne peut pas détruire volontairement nos vies. Ça, je n'accepte pas ».
Et pour mieux vous rendre compte du talent de cette artiste, je vous propose de découvrir Better Days, interprété en live :
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